28 semaines plus tard

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Titre original
28 Weeks Later 
Un film de
Juan Carlos FRESNADILLO 
Genre
La peur des 12 singes  
Origine
Angleterre, Espagne
Année de production
2007 
Durée
1h31 
Scénario
Juan Carlos Fresnadillo, Enrique López Lavigne, Jesus Olmo et Rowan Joffe 
Production
Allon Reich, Enrique López Lavigne et Andrew MacDonald 
Distribution
Twentieth Century Fox France 
Sortie France
19/09/2007 
 

Résumé

S

ix mois auparavant, un terrible virus a décimé l'Angleterre et a transformé presque toute la population en monstres sanguinaires.

Les forces américaines d'occupation ayant déclaré que l'infection a été définitivement vaincue, la reconstruction du pays peut maintenant commencer.

Don a survécu à ces atroces événements, mais il n'a pas réussi à sauver sa femme et la culpabilité le ronge.

Lorsqu'il retrouve ses enfants, Andy et Tammy, qu'il n'avait pas revus depuis la catastrophe et qui reviennent à Londres avec la première vague de réfugiés, il leur apprend la mort de leur mère. Partagés entre la joie des retrouvailles et le chagrin, tous trois tentent de se reconstruire et de reprendre une vie normale dans la ville dirigée par l'armée américaine.

Pourtant, quelque part, un effroyable secret les attend. Tout n'est pas terminé...

Distribution

Artiste Rôle
Robert CARLYLE Donald Harris
Jeremy RENNER Sergent Doyle
Rose BYRNE Scarlet
Harold Jr. PERRINEAU Flynn
Catherine MCCORMACK Alice Harris
 

Critique

par Serial Joker
Sa note : /10
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Ambiance d'une terreur passée

L

es suites de film où débarquent les GI's avec leurs gros bras musclés font souvent place nette qu'à un seul mot d'ordre: "shoot'em up & kill'em all": bref de l'action, du sang et de l'action.

Là, avec cette suite, c'est presque cela, mais en plus intelligent, et ce comme on l'a rarement vu dans un film d'horreur. Car il faut le dire, ce "28 semaines plus tard" est une sacré bon bol d'air frais dans le cinéma de zombies, et dans le cinéma d'horreur tout court!

Et avant d'être un film de zombie, c'est avant tout un film d'ambiance, ou durant près d'une demi-heure, Juan Carlos Fresnadillo nous distille l'impression d'une terreur passée, qui a tout dévastée, et qui continue de demeurer dans toutes les têtes des protagonistes.

Pourtant, il commence fort, en nous plongeant dans l'effroi, à la façon de "la colline a des yeux" d'Aja où on ne voit pas dans les premiers instants les zombies affamés de chaires fraîches, se concentrant surtout sur la peur et la détresse des pauvres rescapés cachés cette demeure de campagne. Ce début est un très grand moment de cinéma, on sursaute, la terreur s'installe puis notre coeur s'arrête nette face à la décision de Don (Robert Carlyle). Puis il s'emballe à nouveau, avec la même cadence que la course du pauvre Don fuyant les zombies, et ce sous la musique exceptionnelle de John Murphy (morceau que vous pouvez écouter plus bas).

Et puis on se retrouve près de 28 semaines plus tard, avec un Londres dévasté en re-conquête, dans un calme apparent.

Quelle ambiance! Quel spectacle de voir ce Londres déserté, dévasté et à peine en reconstruction, où le monde de ces pionniers du renouveau est totalement aseptisé, en opposition totale au vieux Londres, décrépis, remplis de squelettes et de restes humains, morts du virus ayant fait rage 28 semaines plus tôt.

Cette vision du Londres me fait penser au livre de James Herbert "48", dans lequel il imaginait un Londres dépeuplé suite aux missiles V2 d'Hitler remplis d'arme chimique ayant tué tous les êtres n'étant pas du groupe sanguin "0-", groupe le plus rare. Et dans lequel les quelques survivants tentaient de nettoyer peu à peu chaque quartier. Cela ne m'étonnerait pas que Juan Carlos Fresnadillo ait lu ce livre, car la scène du métro est fort ressemblante, ainsi que la scène finale quasi identique: celle du stade de Wembley et le départ vers la France!

Mais revenons au film. Donc, comme je le disais, avant d'être un film de zombies, le réalisateur espagnol a d'abord installé une ambiance pesante et glauque, avec une photographie aseptisée et esthétisante (pour le nouveau Londres), des acteurs avec le visage fermé dévoilant un malaise à tout jamais marqué par ce fléau. Une société détruite de l'intérieur qui ne tient plus qu'à un fil, celui de l'armée qui épie plus la population dans ses moindres faits et gestes que d'éventuels menaces venant de l'extérieur.

Cette ambiance est aussi magistralement mise en place par à une des meilleures bandes sons que je connaisse! Déjà, rien que le morceau d'introduction avec la fuite de Robert Carlyle est magistrale: cela sonne un peu comme le "Auto-rock" de Mogwai mais en 10 fois mieux!!! (c'est le morceaux que vous entendez).

Ces compositions ont un aspect mélancolique ponctués de rythmes un peu à la façon de John Carpenter, distillant une crainte indicible, sans parler des morceaux syncopés lors des attaques des mutants. Cette bande sonore est vraiment envoutante et prenante. Elle contribue pleinement à la réussite de ce film.

Je ne m'attarderai pas sur les scènes d'actions et d'horreur. Elles ne sont pas là pour vous faire sursauter, non. Elles sont pour vous mettre dans un état de panique, de peur constante et d'oppression totale. Et le côté hollywoodien "shoot'em up & kill'em all" que je craignais est respecté à la LETTRE! Mais à la différence que c'est un détournement de scénario hautement intellectuel: vous en voulez et vous en aurez, jusqu'à plus soif! Et la scène dans le métro est dantesque!!!

Un film gore aussi intelligent que celui-là, je n'en avais pas vu depuis John Carpenter avec son "The Thing".

Des petits trucs en plus

Suite du film "28 jours plus tard" (2003) de Danny Boyle sur un scénario signé Alex Garland.

Interdit aux moins de 12 ans

Bande originale signée John Murphy.

Extrait en libre écoute: Don abandons Alice:

Récompenses

+ de récompenses

 

Média

Note du film

Top 50
43ème
Note
8.2/10
Nombre de votes
22

Chiffres

Box-office France
313 465
N'est plus en exploitation
5 semaines d'exploitation enregistrées
Budget
-

Commentaires

 

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