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J
usque-là, Terry s'était toujours contenté de vols de voitures et de petites magouilles, mais lorsque Martine lui propose de participer au braquage infaillible d'une prestigieuse banque londonienne, il y voit la chance de sa vie...
L'enjeu est une salle des coffres remplie de millions en liquide et en bijoux extraordinaires, mais Terry et son équipe ignorent que l'endroit renferme aussi quelques secrets que les plus puissants dignitaires du royaume ne veulent à aucun prix voir sortir...
Voici l'incroyable histoire vraie d'un cambriolage à scandale où les voleurs sont certainement les plus innocents de l'affaire...
Aux antipodes des Ocean's de Sodebergh
C
'est la bonne vieille histoire du casse, avec les éléments connus d'avance: le malfrat qui veut faire son dernier gros coup, la montage hétéroclite de l'équipe, la préparation minutieuse du coup, le double-jeu de l'un des malfrats et enfin le braquage en bouquet final, avec sa grosse dose de suspense et de sueurs.
Sauf que là, le braquage est réussi dès le milieu du film! Les clichés à la con de ce genre de film sont mis de côté, comme le côté frime et gadget des Ocean's de Soderbergh. Là, c'est simple, rapide, chanceux et efficace. L'action reste concrète et va droit au but; et une fois le magot empoché, reste à gérer l'après, avec d'une part l'intrigue du double-jeu de la belle, d'autre part, l'enquête des flics qui va assez vite et au milieu de tout ça, la mafia londonienne qui n'apprécie pas du tout s'être fait volé ses "dossiers sensibles".
Et c'est là que le film prend tout son ampleur et son originalité face aux ficelles faciles des films de braquage. C'est un pur délice de voir ce jeu de chat et de la souris, avec comme souris l'équipe de malfrats qui se démène pour trouver un autre chat pour que les chats (les flics, les espions et la mafia) se battent entre eux et les laissent libres, avec le magot. Ce qui est drôle en plus dans tout cela, c'est que c'est basé sur une histoire vraie. Même si en raison du secret d’État imposé ensuite à la presse, il a été impossible de faire la part du mythe et de la réalité, et qu'aujourd'hui, on ne sache ien de l'histoire, les scénaristes ont fait un sacré bon boulot. C'est rondement mené, intelligemment bien fait et simple à suivre, et la petite blague autour du cliché que tout le monde veut savoir est à pisser de rire. Sacré coquine, va!
En plus, l'ambiance londonienne et les attitudes un peu gauches des malfrats rappellent évidemment "Arnaques, crimes et botaniques" (1998) de Guy Ritchie, avec déjà, Jason Statham. Et Roger Donaldson a vu juste en prenant des acteurs typiquement anglais pour rester proche de la réalité et de ne pas jeter de la poudre aux yeux aux spectateurs. Il ne suffit pas d'acteurs de renoms pour faire un bon film de braquage de banque. Non, il faut une bonne histoire, et surtout, une vraie porte de sortie à ce genre de coup d'éclat.
Scénario basé sur l'audacieux "cambriolage au talkie-walkie" dont avait été victime la banque Lloyds de Londres en septembre 1971
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