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P
our sa quatrième aventure, l'inspecteur John McClane se trouve confronté à un nouveau genre de terrorisme. Le réseau informatique national qui contrôle absolument toutes les communications, les transports et l'énergie des Etats-Unis, est détruit de façon systématique, plongeant le pays dans le chaos. Le cerveau qui est derrière le complot a tout calculé à la perfection. Ou presque... Il n'avait pas prévu McClane, un flic de la vieille école qui connait deux ou trois trucs efficaces pour déjouer les attaques terroristes.
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| Bruce WILLIS | John McClane |
| Justin LONG | Matt Farrell |
| Timothy OLYPHANT | Thomas Gabriel |
| Maggie Q | Mai Lihn |
| Cliff CURTIS | Bowman |
| Mary Elizabeth WINSTEAD | Lucy McClane |
L
e processus narratif n'a pas changé depuis les opus précédents. L'acolyte chargé de mettre en valeur notre brillant sauveur a certes changé de look: Zeus Carver (Samuel L. Jackson) de "Die Hard 3" a laissé la place à un jeunot légèrement boutonneux, dont les frayeurs juvéniles seront vite balayées par le souffle de l'héroïsme, comme on peut s'en douter. A part cela, du classique. Un méchant qui n'a pas le charisme de Jeremy Irons, une jolie kung-fu girl aussi charmante que redoutable, et, modernité oblige, une surenchère d'effets spéciaux et de prouesses physiques aussi improbables que spectaculaires. Nous sommes en pays connu, et il ne fait aucun doute que si le soleil et la terre décidaient d'exploser, John trouverait le moyen de sauter dans la dernière navette spatiale disponible pour gagner Sirius !
Au vu des commentaires qui précèdent, on pourrait penser que le film n'est qu'un gros soufflé ridicule et débile, genre "M.I.3". En fait, ce n'est pas du tout le cas. Si l'on accepte les invraisemblances sus-mentionnées, le scénario se révèle passionnant, la construction dramatique est efficace, et l'importance de l'aspect informatique, qui ne passe pas toujours très bien dans les récits policiers ou dramatiques, n'est jamais rebutant. Certes l'originalité n'est pas au top (il est facile de reconnaître au passage les influences de "24 Heures" ou des réminiscences de MacClaneries antérieures), les personnages secondaires (Bowman, Molina...) ne font que de la figuration, mais l'ensemble se déguste avec plaisir et appétit. Quant à l'humour désabusé de John, il n'a pas pris une ride...
D'après le personnage créé par John Carlin.
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