Heat

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Titre original
 
Un film de
Michael MANN 
Genre
Polar moderne  
Origine
Etats-Unis
Année de production
1995 
Durée
2h50 
Scénario
Michael Mann 
Production
 
Distribution
Warner Bros 
Sortie France
21/02/1996 
 

Résumé

S

uite à l'attaque d'un fourgon blindé tournant au massacre, Neil Mc Cauley, braqueur de haut vol décide de faire un dernier grand coup avant de se ranger définitivement. Mais cela est sans compter sur l'opiniâtreté de Vincent Hanna, inspecteur de police de Los Angeles, qui remue terre et ciel pour le retrouver ainsi que ses complices. S'entame alors entre ces deux personnages un jeu du chat et de la souris dans lequel s'entrecroisent les destinées difficiles de leur vie conjugale...

Distribution

Artiste Rôle
Al PACINO Vincent Hanna
Robert DE NIRO Neil McCauley
Tom SIZEMORE Michael Cheritto
Val KILMER Chris Shiherlis
Amy BRENNEMAN Eady
Ashley JUDD Charlene Shiherlis
Diane VENORA Justine Hanna
John VOIGHT Nate
William FICHTNER Roger Van Zant
Danny TREJO Trejo
Dennis HAYSBERT Breedan
Mykelti WILLIAMSON Sergeant Drucker
Natalie PORTMAN Lauren
Ted LEVINE Bosko
Tom NOONAN Kelso
Jeremy PIVEN Dr. Bob
 

Critique

par Serial Joker
Sa note : 10/10
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...

H

eat s'apparente à un polar classique mais il est résolument moderne. D'une part, le scénario ne se contente pas de raconter la traque d'un policier, mais décortique la fragilité des différents personnages face à leur vie conjugale et leurs affaires à hauts risques. En effet, les personnages interprétés par Al Pacino et Robert De Niro sont en quête de repentir même si à leurs yeux leur profession nécessite tous les sacrifices. Le personnage de De Niro l'explique clairement lorsqu'il dit: "En 30 secondes montre en main, tu dois être libre comme l'air, tout ce qui a pu prendre une place dans ta vie tu dois t'en séparer dès l'instant que tu vois un flic arriver".

D'autre part, la mise en scène Michael Mann est d'un esthétisme sublime, l'image est parfaite, les plans somptueux. Le cadrage serré sur les visages et les décors noyés dans le flou (procédé qu'il développera encore plus dans "Révélations") avec des teintes sophistiquées donnent une profondeur d'âmes aux personnages. On est très loin de ses erreurs du passé avec la série ultra stylisée "Miami Vice" et son très flashant "Sixième Sens" (mettant en scène le fameux Hannibal Lecter, bien avant "Le silence des agneaux"...). En utilisant principalement des couleurs froides (bleues en l'occurrence), il a pourtant réussi à dégager une immense chaleur intérieure (ce que Kubrick a lamentablement échoué dans son "Eyes Wide Shut"). Michael Mann est un grand d'Hollywood, qu'on se le dise !

Mais cet oeuvre cinématographique ne serait pas si exceptionnelle sans son duo d'acteurs : le duel Al Pacino - Robert De Niro est tout simplement monstrueux. La scène dans le restaurant est une scène d'anthologie, un face à face de légende. Ils y parlent de leur métier avec froideur ("je fais ce que je sais faire, je monte des coups. Toi, tu fais ce que tu sais faire, tu essaies d'attraper des mecs comme moi) mais parlent avec chaleur et compassion de leur destinée fatale. Cette scène, qui arrive après 1H30 est un pur moment de bonheur ! Je n'en connais pas de plus poignant.

Parlons également des acteurs secondaires qui sont tout aussi bons, le couple Kilmer/Judd est d'une rare beauté et très moderne. La jeune Nathalie Portman est bien à côté de ses pompes et les gueules cassées du Gang sont fascinantes et méconnaissables. Rarement on a vu un tel casting aussi complet qu'efficace !

Le plus surprenant dans ce film de gendarmes et de voleurs, c'est le peu de scènes d'actions (moins de 5) mais quelles scènes d'actions ! Pourtant, pas d'explosions inutiles, pas d'effets sonores tonitruants, pas de débauche de cascades, l'oeil de la caméra est chirurgicale et vous place comme si vous faisiez partis des braquages. L'attaque du fourgon blindé vous terrasse par sa brièveté et sa terrible violence, et pour les plus accrocs aux scènes chocs, la fusillade de la banque finira par vous sevrer définitivement de tout ce qui peut être assimilé à de la violence.

Après l'image, les dialogues et la mise en scène, il faut également parler de la bande son qui est magnifique et éthérée, très loin des vagues symphoniques que nous offre habituellement Hollywood. Michael Mann a préféré des fonds musicaux intimistes, voire new-age en sélectionnant de somptueux morceaux composés par Brian Eno, Moby, William Orbit, Michael Brook, Kronos Quartet et Lisa Gerrard. Un vrai régal !

Enfin, il est utile de conclure sur l'affiche car il est rare de voir une affiche qui dévoile tant sur le film, et ceci de manière très anodine. En effet, comme sur l'affiche, les personnages principaux sont rarement pris dans le même plan en face à face (scène du restaurant par exemple) mais presque toujours en champ / contre-champ. C'est un jeu du chat et de la souris et il est difficile d'en attraper deux d'un coup! Dernière remarque sur l'affiche, il manque quatre des douze personnages clés, à savoir les héroïnes. Elles ne font pas parties du monde des gangsters mais finalement ce sont elles sur qui reposent ce somptueux polar moderne.

Des petits trucs en plus

Avec les participations des chanteurs Tone Loc et Henry Rollins.

Récompenses

+ de récompenses

 

Média

Note du film

Top 50
9ème
Note
8.2/10
Nombre de votes
65

Chiffres

Box-office France
1 434 256
N'est plus en exploitation
? semaines d'exploitation enregistrées
Budget
60 M$
 

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