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U
ne immense soucoupe volante envahit le ciel terrestre, libérant un nombre infini de plus petites soucoupes, mais toute aussi impressionnante, qui prennent position au-dessus des plus grandes villes du monde. Un informaticien new-yorkais décrypte les signaux émanant des étranges voyageurs, comme un compte-à-rebours. A ses yeux, ils ne sont pas du tout amicaux, comme le croit bon nombre de terriens.
Le Président Thomas Whitmore, prévenu à temps du danger, fuit dans son "Air force One" et trouve refuge dans un endroit dont il n'a jamais entendu parler, la base secrète 51 du Nevada, où sont entreposés, depuis 40 ans, l'Ovni de Roswell et ses occupants décédés. La contre-offensive peut alors commencer, même si cela ressemble plus à David contre (Gol-)Goliath.
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| Bill PULLMAN | Président Thomas J. Whitmore |
| Will SMITH | Capitaine Steven "Eagle" Hiller |
| Jeff GOLDBLUM | David Levinson |
| Mary MCDONNELL | Marylin Whitmore |
| James DUVAL | Miguel Casse |
| James REBHORN | Secrétaire d'Etat Albert Nimziki |
| Judd HIRSCH | Julius Levinson |
| Robert LOGGIA | Général William Grey |
| Vivica A. FOX | Jasmine Dubrow |
| Harry CONNICK JR | Capitaine Jimmy "Raven" Wilder |
...
S
i le délire scénaristique américain n'existait pas, il faut reconnaître que ses voluptés nous manqueraient !
Parce qu'enfin, si l'on place à part les quinze premières minutes qui "font" dans le relativement sérieux, avec une approche des vaisseaux dramatiquement efficace et sobre, le reste constitue tout de même un sommet du comique débridé. Le spectateur qui accepte de visionner cette histoire avec la distanciation d'un passionné de jeu vidéo, ne peut que se bidonner devant les excentricités insensées, assumées sans complexe par les géniteurs de cette grosse machinerie.
Il serait beaucoup plus rapide d'y comptabiliser les cohérences que les aberrations, dont le nombre et la fréquence donnent le vertige au plus mathématicien. Mais c'est justement dans cet excès incontrôlé que réside la réussite de Roland Emmerich.
Si cette histoire, ô combien tragique dans son fondement, était traitée classiquement, comme le ferait un honnête réalisateur adepte du travail bien fait, les erreurs ou contradictions choqueraient l'apprenti scientifique que nous désirons tous paraître.
Ici, nul besoin de se poser la question d'une éventuelle vraisemblance, puisque le mot ne doit même pas être connu du metteur en scène. Donc, nous pouvons tout à loisir savourer, entre deux amandes grillées, les bons mots de Will Smith qui nous joue un "Bad boy" militaire, son génie du pilotage qui lui permet de conduire le petit ovni des années cinquante comme il le ferait de sa Cadillac, les inventions géniales de David, le "McGyver" de la pré-apocalypse, le recrutement express des aviateurs dans les camps de réfugiés, ou encore le courage exemplaire de ce Président-pilote, bien éloigné de l'actuel, présumé "planqué" pendant la guerre du Vietnam, en passant, bien évidemment, par le couplet patriotique en hommage à la libération de l'humanité par le génie américain.
Il n'y a pas à dire, ce film est un sommet. Du n'importe quoi, c'est sûr, mais un sommet tout de même ! Et puis, côté effets spéciaux, on en a tout de même pour son argent.
Le fim a subi de nombreuses coupes, afin qu'il sorte le 4 juillet 1996 aux USA...
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