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D
ans les années cinquante après la mort de Vito Corleone, la famille Corleone, dirigée par Michael, s'est installée dans le Nevada. Michael est en passe de conclure une affaire extrêmement importante avec le chef de la Mafia juive, Hyman Roth. Mais des individus tentent de l'assassiner. Ne se fiant qu'à son conseiller Tom Hagen, il va tenter de savoir qui l'a trahi et qui a ordonné sa mort.
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| Al PACINO | Michael 'Mike' Corleone |
| Robert DE NIRO | Don Vito Corleone |
| Diane KEATON | Kay Adams-Corleone |
| James CAAN | Santino 'Sonny' Corleone |
| John CAZALE | Fredo Corleone |
| Robert DUVALL | Tom Hagen |
| Talia SHIRE | Constanzia 'Connie' Corleone |
...
S
uite au considérable succés du "Parrain", Francis Ford Coppola décide de poursuivre la saga maffieuse. Or, il ne s'agit pas vraiment d'une suite au sens formel du mot, mais plutôt d'une "explication" des motivations d'un Corléone.
En fait, par ce biais, Coppola, en nous narrant les origines de Don Vito, nous raconte purement et simplement la naissance, ou plutôt, comment s'est créée la Mafia italo-américaine. En 1901, à Corléone (Sicile), Vito voit son père exécuté par un chef local de la Maffia, pour "lui avoir tenu tête". La mère de Vito est elle aussi abattue, en cherchant à protéger son fils, dernier "mâle" de la famille, donc condamné à "terme" par les maffiosi. Vito émigre clandestinement pour les USA, où il prend le nom de sa ville natale, Corléone, car les fonctionnaires américains de l'immigration trouvent ça plus simple. Sur place, le temps ayant passé, il lie amitié avec ses congénères et va découvrir que des italiens , les gens de la "Mano Nera" (Main Noire), installés depuis plus longtemps en Amérique, rackettent leurs compatriotes . Vito deviendra un héros en refusant cet état de fait, et abattra l'infâme Fanucchi, chef local de cette Mafia qui ne révèle pas son nom. Dès ce jour, il sera le protecteur de tous les italiens démunis de son quartier, qui pour quelques raisons que ce soient, viendront lui demander aide, conseil et soutien: Vito est devenu, Don Corléone, le Parrain.Cette histoire des origines nous est racontée tout au long de flash backs, car le thème principal du film, c'est le doute de Michaël, celui-ci étant devenu "capo di tutti capi" (chef des chefs), qui chaque fois que des décisions graves sont à prendre, se remémore la vie de son père. Et des soucis, il en a...
Trahi de toute part (l'ami fidèle de son père entre autres) puis perdant une partie de ses intérêts à La Havanne, où Castro prend le pouvoir, traîné devant une commission sénatoriale pour association etactivités mafieuses, l'empire de Michaël est sérieusement menacé, et il devra prendre les moyens les plus radicaux pour remédier à cet état de fait, surtout lorsqu'il apprend que celui qui le trahit depuis le début est...Fredo, son frère, le "simple" de la famille Corléone... Les décisions et la répression de Michaël seront impitoyables.
Pour certains, "le Parrain II" est le meilleur volet du triptyque, car le plus ambitieux et le plus complexe, de par sa construction narrative (un nombre incalculable de flash-backs), la force des situations dramatiques, la reconstitution fabuleuse de la Little Italy du début du siècle de New York, et la dimension psychologique du sujet carrément Shakespearien.
Pour Michaël persiste ce doute constant, perceptible à chaque plan, où l'on sent un tourment permanent et des conflits internes épouvantables, chez cet homme qui dans "l'intérêt de la famille", en fera abattre le maillon faible, Fredo. Pacino est encore plus convaincant que dans "le Parrain I", c'est dire! Dans le rôle de Vito jeune, Robert de Niro, visage émacié, impressionnant de rigueur et d'austérité, de réalisme, de vérité (Nom de Dieu, on dirait un vrai sicilien!), à mon sens sa meilleure performance d'acteur (oscarisée d'ailleurs). Dans le rôle de Roth, le manipulateur, Lee Strasberg, inventeur de "l'Actor's Studio", pour ceux qui débarquent de l'Azerbaïdjan, la plus illustre école d'art dramatique américaine, d'où est issu d'ailleurs...De Niro.
Bref, "le Parrain II" est un chef d'oeuvre absolu. Fait unique dans l'histoire du cinéma, c'est la seule "suite" qui ait obtenu un oscar du meilleur film (avec toute une flopée d'autres prix d'ailleurs); on n'avait jamais vu ça, même si le succès commercial fut moindre que le premier opus (film plus difficile de toute évidence), la critique fut unanime et assomma tout le monde par les éloges dithyrambiques qui affluaient de toute part. L'audace du scénario, les réalités historiques évoquées, l'aspect tragique de cette histoire font de ce film un must incontournable.
Coppola avait tapé très haut du début de sa carrière, il venait encore de monter d'un cran...
C'est la première "suite" d'un film qui a été primé Oscar du meilleur film.
Considéré comme l'un des 10 meilleurs films de tous les temps (source IMdB)
| Résultat | Prix | Lauréat |
|---|---|---|
| lauréat | meilleur réalisateur | Francis Ford Coppola |
| lauréat | meilleur film |
Gray Frederickson Francis Ford Coppola Fred Roos |
| lauréat | meilleur acteur dans un second rôle | Robert De Niro |
| lauréat | meilleur scénario (adaptation) |
Mario Puzo Francis Ford Coppola |
| lauréat | meilleure musique |
Carmine Coppola Nino Rota |
| lauréat | meilleurs décors |
Dean Tavoularis George R. Nelson Angelo P. Graham |
| nomination | meilleur acteur | Al Pacino |
| nomination | meilleur acteur dans un second rôle | Michael V. Gazzo |
| nomination | meilleure actrice dans un second rôle | Talia Shire |
| nomination | meilleure actrice dans un second rôle | Lee Strasberg |
| nomination | meilleurs costumes | Theadora Van Runkle |
| Résultat | Prix | Lauréat |
|---|---|---|
| lauréat | meilleur acteur | Al Pacino |
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