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E
n 1943, le colonel anglais Nicholson et ses hommes sont faits prisonniers par l'armée japonaise et conduits dans un camp perdu dans la jungle birmane. Le colonel Saito, commandant du camp, veut faire construire par les prisonniers un pont ferroviaire sur la rivière Kwaï. Pour ce faire, Saito fait endurer aux gradés britanniques les pires sévices mais il n'obtient aucun résultat. Nicholson finit par prendre la tête des opérations mais les Américains débarquent, et avec eux, les solutions sont nipponnes ni mauvaises...
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| Alec GUINNESS | Colonel Nicholson |
| William HOLDEN | Major Shears |
| Jack HAWKINS | Major Warden |
...
C
onsidéré comme l'un des meilleurs films de guerre de tous les temps, "Le pont de la rivière Kwaï" ne traite cependant pas de la guerre en tant que telle, mais de la vie des soldats lorsqu'ils se trouvent capturés.
Très loin de l'héroïsme de "La grande évasion", David Lean traite ici de la plus belle des manières la résistance de l'âme humaine face à la barbarie qu'aposent les vainqueurs pour assouvir leur soif de pouvoir sur les vaincus, les prisonniers de guerre.
Cette dialectique matons/prisonniers est également renforcée pas le choc des cultures, deux sociétés qui ne se comprennent pas. D'un côté, le colonel Saïto, commandant du camp, représente la culture japonaise et son sens très aigu de l'honneur, de la dévotion et de l'obéissance. De l'autre, le colonel Nicholson avec son légendaire flegme anglais, refusant de subir l’humiliation de la défaite, entretient avec ses hommes leur dignité dans les valeurs de l’ordre et de l’efficacité.
Pour les prisonniers, construire le pont n'est pas obéir aux barbares japonais, mais un moyen d'élever leur sens moral et d'avoir une discipline propre à eux et ainsi se sentir libre malgré leurs chaines et les humiliations nippones.
Pour conclure, on peut seulement avouer que malgré le presque demi-siècle déjà écoulé depuis sa sortie, le film n'a pas pris une ride. Le jeu des acteurs, la beauté des paysages, le suspense psychologique lié à l'opposition entre Nicholson et Saito, tout concourre à faire de ce film un superbe spectacle à l'opposé des clichés du film de guerre.
Michael Wilson et Carl Foreman, co-scénaristes du film, ne reçurent pas leur Oscar en 1958. Ils étaient "blacklistés" comme "Communistes" par les McCarthystes. Ils reçurent leur récompense en 1984, de manière posthume (Carl Foreman venant juste de mourir...).
Considéré comme l'un des 50 meilleurs films de tous les temps (source IMdB).
| Résultat | Prix | Lauréat |
|---|---|---|
| lauréat | meilleur réalisateur | David Lean |
| lauréat | meilleur acteur | Alec Guinness |
| lauréat | meilleur film | Sam Spiegel |
| lauréat | meilleur scénario (adaptation) |
Carl Foreman Michael Wilson Pierre Boulle |
| lauréat | meilleur montage | Peter Taylor |
| lauréat | meilleure photographie | Jack Hildyard |
| lauréat | meilleure musique | Malcolm Arnold |
| nomination | meilleur acteur dans un second rôle | Sessue Hayakawa |
| Résultat | Prix | Lauréat |
|---|---|---|
| lauréat | meilleur réalisateur | David Lean |
| Résultat | Prix | Lauréat |
|---|---|---|
| lauréat | meilleur film anglais |
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