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M
ars 1991, la Guerre du Golfe vient de se terminer. Quatre marines, restés en marge du conflit, décident de monter une opération secrète pour récupérer l'or volé par Saddam Hussein au Koweit. Au cours de leurs pérégrinations, ils s'apreçoivent que les populations locales rejettent l'action de Saddam et se révoltent contre son armée. Le besoin vital initial des soldats, l'or, se déplace alors inexorablement vers le sauvetage de ses révoltés. Alors l'argent ou l'honneur ?
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| George CLOONEY | Major Archie Gates |
| Ice CUBE | Sergent chef Elgin |
| Mark WAHLBERG | Sergent chef Troy Barlow |
| Spike JONZE | Première classe Conrad Vig |
| Cliff CURTIS | Amir Abdullah |
| Jamie KENNEDY | Walter Wogaman |
| Nora DUNN | Adriana Cruz |
| Saïd TAGHMAOUI | Capitaine Said |
| Mykelti WILLIAMSON | Colonel Horn |
| Judy GREER | Cathy Daitch |
...
L
e remake est un genre à lui tout seul. Tous les prétextes sont bons pour remettre au goût du jour (ici la guerre en Irak première version) les succès d'antan. C'est "De l'or pour les braves" (1971) avec Clint Eastwood, Telly Salvalas et Donald Sutherland qui est ici transposé dans le désert irakien. Georges Clooney reprend le rôle du grand Clint et enrôle 3 de ses comparses dans une chasse aux lingots d'or apparemment sans risques. Georges Clooney est nonchalant et cynique, un mélange de docteur Ross et du baroudeur qui s'envoie en l'air même en plein désert. Mais le film ne s'arrête pas à cela.
La scène d'ouverture est assez dérangeante : un soldat américain abat un irakien. Se sentait-il menacé ? Ou était-il excité à l'idée de presser la détente pour la première fois alors que la guerre est finie ? Le message est clair, les soldats s'emmerdent et ils s'occupent comme ils peuvent, en jouant au foot par exemple. Il ne se passe plus rien et une journaliste débarque pour voir du sang et de l'horreur. De l'horreur, les 4 héros vont en voir en se rapprochant de la zone de conflit et se rendre compte de la réalité de la situation. C'est le peuple irakien, abandonné par les Américains, qui trinque en représailles de leur révolte contre Saddam Hussein (voir l'attaque du camion de lait).
Le film se détache de son aîné par son côté humaniste qui met le doigt où ça fait mal alors que Clint et sa bande se fichaient pas mal de la libération des Français. Ils voulaient l'or et puis c'est tout. Ils faisaient cependant un pied de nez à leur hiérarchie en leur soufflant le magot. De même, "Les Rois du désert" ne gardent pas l'or mais ils sont obligés de trouver un subterfuge pour ne pas qu'il tombe dans les mains de leurs supérieurs.
Le réalisateur a employé des filtres ou je ne sais quoi pour rendre l'effet "désert ou tempête de sable" sur chaque plan.
Il y a juste ce qu'il faut d'action et d'humour pour intéresser et faire réfléchir le spectateur. Les fusillades sont tournées au ralenti de manière à suivre le chemin de la balle. De même, la vision des dégâts d'une balle dans le corps d'un homme est assez dégueulasse. Ce n'est pas un film de guerre entre hommes sévèrement burnés à part entière mais un film qui prend à contre courant la politique américaine de l'époque (et encore d'aujourd'hui). La scène de l'interrogatoire où Mark Wahlberg est torturé et contraint de boire du pétrole illustre les raisons de l'intervention américaine au Koweït et en Irak : l'or noir. Le fait que le tortionnaire ait la vie sauve montre la prise de conscience du soldat et du changement qui s'est effectué en lui.
D'après John Ridley
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