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A
u lieu de lui offrir une valise en carton pour aller loin, madame Souza a offert à son neveu un beau vélo tout neuf. Et son neveu est allé bien plus loin des espérances de madame Souza (cide). Avec de l'entraînement, une alimentation adaptée, le Tour de France n'est pas loin pour ce futur roi de la grande reine... Mais la "mafia française" du vélo n'est pas loin non plus qui, repérant ce futur champion du gudion, l'enlève. Madame Souza, accompagnée de trois vieilles dames, les Triplettes, devenues ses complices, bravera tous les dangers dans une course poursuite ébouriffante.
| Artiste | Rôle |
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E
n faisant abstraction des effets spéciaux numériques de plus en plus présents dans le cinéma d'aujourd'hui (Matrix en tête), on peut encore considérer que l'intérêt du dessin animé par rapport au film est de nous projeter une visualisation différente du monde qui nous entoure: décors imaginaires et personnages dans des situations qu'un acteur ne saurait faire.
Les "Triplettes de Belleville" en sont une parfaite illustration. L'auteur de BD et réalisateur de ce film s'est placé sur le registre de la caricature. C'est ainsi que les cyclistes ont un corps ultra effilé mais avec des cuisses et des mollets à la Jeannie Longo, que les américains sont tous obèses, statue de la liberté en tête. Sans oublier les hommes de main, véritables armoires à glace, des caïds de la Mafia, de vrais avortons, au volant de dedoches aux interminables capots, façon Tex Avery, etc? Une fois qu'on accepte ses extravagances, on appréciera le coup de crayon et les couleurs ainsi que les nombreux clins d'oeil à Jacques Tati. Détail d'importance d'ailleurs, le film est quasiment muet, à la manière des oeuvres du réalisateur.
Ce dessin caricatural met en scène une histoire toute aussi loufoque. Une grand-mère qui élève son petit fils orphelin lui découvre la passion du vélo. Elle lui fait subir un entraînement intensif (faut le voir pour le croire) dans les rues de Paris afin d'en faire un champion. Lors de son premier tour de France, alors qu'il se trouve en queue de peloton lors d'une étape de montagne, il est ramassé par une fausse voiture balai. Ses kidnappeurs sont en fait des hommes de main d'un caïd américain qui vit à Belleville (New York revisité). Ce dernier, organise des paris sur des coureurs, obligés de pédaler sur une machine sortie tout droit du concours Lépine. La grand-mère va alors traverser l'Atlantique et retrouver son petit fils, grâce aux Triplettes. Qui sont les Triplettes ? Allez voir le film et vous le saurez. Ca vaut vraiment le détour et certaines scènes sont savoureuses. Un conseil, restez jusqu'à la fin du générique d'autant qu'il passe bien: c'est -M- qui interprète la musique de fin.
Présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2003
| Résultat | Prix | Lauréat |
|---|---|---|
| lauréat | meilleure musique | Benoît Charest |
| nomination | meilleur film | Sylvain Chomet |
| nomination | meilleur premier film | Sylvain Chomet |
| Résultat | Prix | Lauréat |
|---|---|---|
| nomination | meilleur film d'animations | Sylvain Chomet |
| nomination | meilleure musique (chanson) |
Sylvain Chomet Benoît Charest |
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