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E
n août 1944, tandis que le général Leclerc, à la tête de l'armée française, et l'armée américaine, commandée par le général Patton, s'approchent de Paris, Jacques Chaban-Delmas, représentant le général de Gaulle, dresse un plan d'attaque avec le colonel Rol Tanguy, chef communiste des F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur). Rol est prêt à attaquer, mais Chaban-Delmas le conjure d'attendre l'arrivée des Alliés afin d'éviter à Paris le sort de Varsovie. En effet, depuis Rachenbourg, le Führer a nommé le général von Choltitz commandant de Paris avec la mission d'anéantir complètement la capitale en cas d'invasion des Alliés. La survie du Paris que l'on connait est entre les mains de ces hommes...
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| Bruno CREMER | Colonel Rol Tanguy |
| Gert FRÖBE | Général Dietrich von Choltitz |
| Orson WELLES | Consul Raoul Nordling |
| Alain DELON | Jacques Chaban-Delmas |
| Claude RICH | General Leclerc / Commandant de la Fouchardière |
| Jean-Pierre CASSEL | Lieutenant Henri Karcher |
| Jean-Paul BELMONDO | Pierreflot / Y. Morandat |
| Michel PICCOLI | Edgar Pisani |
| Anthony PERKINS | Sergent Warren |
| Kirk DOUGLAS | Général George Patton |
| Wolfgang PREISS | Capitaine Ebernach |
| Bernard FRESSON | Agent de liaison F.F.I. |
| Yves MONTAND | Sergent Marcel Bizien |
| Jean-Louis TRINTIGNANT | Capitaine Serge |
...
C
ertainement le plus beau casting français des années 60! Outre la multitude d'acteurs, et certainement les plus belles gueules de l'époque (Delon, Belmondo, Montand et Kirk Douglas, Anthony Perkins, Trintignant, Fresson, Cassel et Gélin), il faut ajouter aussi à ce chef d'oeuvre du cinéma français la ville de Paris.
C'est l'un des rares films qui montrent le Paris (presque comme il l'était lors de la deuxième guerre mondiale, à quelques détails anachronique près), ou du moins le Paris que vos parents ont connu. Et dire qu'Hitler était prêt à mettre feu et à sang la plus belle capitale du monde! Remercions encore à l'ensemble des résistants qui ont donné leur corps et âmes pour sauver Paris, ainsi que les soldats et officiers allemands refusant de sacrifier l'une des plus belle ville du monde au nom de la raison de guerre.
Que dire de plus sur ce film à part que ce n'est pas un chef d'oeuvre mais bel et bien un monument, une commémoration d'un détail de l'histoire. Pour les plus jeunes d'entre nous, la compréhension du film peut paraître parfois difficile tant le nombre de protagonistes est important, et que le film est long (près de 3 heures). Cela s'explique du fait que Paris grouillait de factions résistantes différentes et que la bataille de Paris a été surtout l'union d'un jour de ces factions aux idées différentes. Pour une meilleure compréhension du film, outre l'aspect historique, il faut également connaître sa géographie parisienne, car les scènes de combats sont un peu dispersées et un non parisien peut parfois s'y perdre. Petite anecdote amusante sur le tournage du film et la raison principale qu'il a été tourné en noir et blanc: les autorités françaises ont refusé que des drapeaux nazis (croix gammée noire sur fond blanc et rouge) flottent de nouveau sur Paris, contraignant ainsi René Clément a utiliser des drapeaux nazis gris et noir (CQFD...). Mais l'utilisation du noir et blanc a également permis l'tilisation d'insert de vrais images historiques, et rendant ainsi ce témoignage historique plus captivant.
Avec "Le jour le plus long" (1962), "Paris brûle-t-il?" sont les deux plus belles fresques des grandes batailles gagnées contre le joug nazi. Un film à voir et à revoir.
D'après le livre homonyme de Larry Collins et Dominique LaPierre, basé sur les faits réels de la libération de Paris.
Avec également les participations de Leslie Caron (Françoise Labe), Pierre Vaneck (Roger Gallois), Pierre Dux (Cerat/Alexandre Parodi), Glenn Ford (Lieutenant-général Omar N. Bradley), Robert Stack, (Général Sibert), Daniel Gélin (Yves Bayet) et Simone Signoret (La patronne du bistrot).
Pour ceux qui sont physionomistes, vous retrouverez également les participations furtives de Michel Berger, Patrick Dewaere, Michel Fugain, Michael Lonsdale, Georges Poujouly et Michel Sardou.
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