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D
ave Buznik est un homme calme et doux qui n'aime pas les situations conflictuelles. Mais un jour, il s'emporte à la suite d'une altercation dans un avion. Pour éviter la prison, il se retrouve forcé de suivre une thérapie supposée contrôler sa colère auprès du docteur Buddy Rydell.
Ce dernier décide que, pour mieux soigner son patient, il doit emménager chez lui, et vivre avec lui tous les instants de sa vie. Pour Dave, c'est le début d'un cauchemar qui, loin de l'apaiser, va le rendre de plus en plus fou furieux...
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| Adam SANDLER | Dave Buznik |
| Jack NICHOLSON | Buddy Rydell |
| Marisa TOMEI | Linda |
| Heather GRAHAM | Kendra |
| January JONES | Gina |
| Luis GUZMAN | Lou |
| Woody HARRELSON | Galaxia |
| John C. REILLY | Arnie Shankman |
| Harry Dean STANTON | l'aveugle |
| John TURTURRO | Chuck |
...
A
dam Sandler est un comique connu et reconnu au pays de l'oncle Sam où ses films rapportent un bon paquet de billets verts. Il reste assez méconnu chez nous et il est loin de casser la baraque dans les salles françaises. J'ai voulu réparer cette pseudo lacune (car après tout, ça allait bien avant de voir le film) en jetant mon dévolu sur ce film : Self Control. Au bout de 8 minutes 30, j'ai déjà l'impression d'avoir manqué une partie. Me serais-je endormis ? C'est déjà la fin ? Une faille spatio-temporelle ? Non non, rien de tout cela. La scène dite d'ouverture introduisant le syndrome de colère implosive du héros m'a tout simplement laissé d'une perplexité tétanique. Je rappelle synthétiquement les faits : un brave homme, calme comme une carpe anesthésiée par 2 heures du dernier cd de Chantal Goya, passe devant le juge pour avoir élevé la voix contre une hôtesse de l'air qui, manifestement, ne faisait pas correctement son travail. Il finit électrocuté par un fameux Tazer après avoir touché du doigt ladite hôtesse qui finira le bras en écharpe. Quelle force cet Adam ! Alors je te préviens, cher lecteur, il faut rire. Oui c'est drôle. Si, si, je t'assure. Le burlesque de la situation est supposé dérider les zygomatiques endormis par une trop grande somnolence post-transport-boulot. Et je te préviens tout de suite au cas où tu voudrais continuer la lecture de cette critique, le reste du film est malheureusement du même calibre. Navrant et décidément pas marrant du tout.
Au bout de 18 minutes, je n'y comprends toujours rien. Cela doit venir de moi. Je souris timidement à la séance de thérapie de groupe avec les 2 hardeuses lesbiennes qui se roulent une grosse gamelle mais c'est peu cher payé pour subir les 80 minutes restantes. Et malgré la présence d'acteurs de talents reconnus (partout) comme John Turturro et Jack Nicholson (on se demande bien d'ailleurs ce qu'ils foutent là ?), le film ne décolle pas d'un iota et les effets comiques sont à l'image des téléviseurs encastrés au-dessus des urinoirs que l'on peut voir dans le film : de la crétinerie inutile à l'état pur. Attention cela peut être dangereux à trop haute dose.
La suite est encore plus stupide, on se croirait devant un épisode des musclés. Le héros écoute la chanson "Only You". Ok, mais le psy considère cela comme un comportement déviant. Encore une fois c'est sensé être drôle alors fais un effort, rie un peu même si je suis conscient que la chose n'est pas facile. Et je ne suis pas sur qu'une aide comme un sous-titrage pour dire "riez" ou des rires pré-enregistrés rendrait le film plus facile et sympathique car après tout il a une bonne tête le garçon. Je passe sur les cabotinages de Nicholson en colocataire psychotique. Ils sont à la limite du supportable.
Allez je vais essayer de t'aider. A 32 minutes, il faut rire. Sandler et Nicholson provoquent un embouteillage sur un pont et chantent... 4 minutes plus tard, juste le temps de reprendre son souffle après s'être bien rouler par terre, on apprend le nom du chef de Sandler : Huller. "Et son nom c'est Hank ?", il faut rire de nouveau face à cette blague d'une rare justesse envoyée par un Nicholson en grande forme (de quoi, on ne sait pas) lui aussi. Les 47 minutes arrivent et rien. On fait une pause après une bonne série de poilade. Il faut bien se reposer et aller faire pipi pour éviter de faire dans sa culotte lors de la prochaine vanne. 49 minutes, la voiture du psy est coincée par une autre voiture sur un parking d'immeuble alors il casse le pare-brise du tas de boute avec une batte de base-ball pour débloquer le frein à main. Et la voiture recule jusqu'à la (très fragile) barrière pour aller s'écraser 6 étages plus bas. Ha ha ha ! Purée mais qu'est ce qu'on rigole !
Allez, je fais une petite parenthèse pour parler du héros. Il ne veut pas embrasser sa copine en public car il est pudique. Trop. Son travail consiste à créer des vêtements pour gros chats et est exploité par son patron car il est (trop) con. Il a un énorme complexe d'infériorité et un manque de confiance en lui évident. Il est gentil quoi.
Je reprends. A 54 minutes, on a fait le plus gros mais la fin n'est pas encore en vue, la tirade "excusez-moi d'avoir été grossier tout à l'heure dans la mesure où je suis sur le point d'exploser dans mon pantalon" actionne les mâchoires pour sortir un bon rire franc et salvateur... Non ? Vraiment ? Tu es difficile, cher lecteur, il faut y mettre un peu du tien quand même ! Sinon le film ne peut plus rien pour toi et pour moi non plus d'ailleurs. Mieux vaut arrêter tout de suite le massacre, sort de la salle ou bien appuie sur Stop.
Non tu veux continuer ? Toi lecteur, tu es un aventurier, tu veux repousser les limites de la connerie ou bien tu n'as rien d'autre à faire ? Et bien tu es récompensé car à 67 minutes, il casse la gueule au petit con plus costaud de l'école de son enfance qui le faisait chier. Aller on peut sourire. Qui n'a pas eu envie de faire ça ? Allez encore 30 minutes à tenir. Après ce fébrile départ, on attend l'explosion, le pétage de plomb total dans les règles de l'art. Arrive la scène avec le chef tortionnaire, on pense alors qu'il va lui faire avaler sa cravate à ce gros con, et puis non, juste un coup de club de golf dans la lampe ! Ca retombe aussi vite que cela est venu. Le film se termine par une déclaration d'amour mielleuse dans un stade de base-ball.
Voilà c'est fini. On a vachement bien rigolé dis donc ! Alors je conseille sérieusement à Adam Sandler de rester aux USA s’il veut continuer à gagner beaucoup d'argent en jouant dans des merdes pareilles car ici, il finirait par pointer au chômage.
Avec la participation de John McEnroe.
La bande originale du film comprend:
· "Heart of Glass" - Blondie
· "Margaritaville" - Jimmy Buffett
· "Ice Cream Man" - Van Halen
· "How Deep is Your Love" - Bee Gees
· "19th Nervous Breakdown" - Rolling Stones
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