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S
in City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales.
Hartigan s'est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse qui l'a fait craquer.
Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie.
Dwight est l'amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable.
Certains ont soif de vengeance, d'autres recherchent leur salut. Bienvenue à Sin City, la ville du vice et du péché.
| Artiste | Rôle |
|---|---|
| Bruce WILLIS | Hartigan |
| Benicio DEL TORO | Jackie Boy |
| Clive OWEN | Dwight |
| Jessica ALBA | Nancy Callahan |
| Mickey ROURKE | Marv |
| Rosario DAWSON | Gail |
| Elijah WOOD | Kevin |
| Nick STAHL | Roark Jr./Yellow Bastard |
| Rutger HAUER | Cardinal Roark |
| Michael Clarke DUNCAN | Manute |
| Michael MADSEN | Bob |
| Maria BELLO | Ava Lord |
| Nicky KATT | Stuka |
| Frank MILLER | le prêtre |
| Carla GUGINO | Lucille |
| Josh HARTNETT | l'homme |
| Jaime KING | Goldie/Wendy |
| Marley SHELTON | La cliente |
...
S
in City, c'est la ville du vice et du péché, du mensonge, de la corruption, de la trahison, de l'hypocrisie, de la lâcheté. C'est déjà pas mal. L'immoralité est reine et la violence fait rage. Les bons sont punis parce qu'ils sont honnêtes, les méchants sont punis pour leur crime.
De quel côté faut-il être ? Mieux vaut ne pas habiter Sin City ou d'y côtoyer ses habitants. Le film est en noir et blanc où juste quelques couleurs ressortent : le rouge, le jaune/ blond. Cela pourrait troubler le spectateur mais non. Ca donne une ambiance de bd. Et après quelques minutes, on est satisfait de la délicatesse du réalisateur car le sang apparaît blanc à l'écran et ça passe mieux. Le film pourrait être classé dans la catégorie gore si on pouvait vraiment se rendre compte des litres d'hémoglobines versés.
La voix off est omniprésente. Elle permet d'alléger au maximum les dialogues mais vu que les héros de l'histoire sont souvent seuls, cela facilite les choses. Les acteurs n'ont pas eu trop de peine à apprendre leur texte. On a vraiment l'impression d'être dans une bande dessinée et de lire les bulles relatant les pensées du héros. La réalisation est soignée et connote une maîtrise évidente de la caméra et de l'espace. Le travail de Roberto Rodriguez s'avère excellent. L'influence de son pote Quentin Tarantino (je me demande même s’ il ne fait pas une apparition en flic pendu par les pieds et poignardé) se retrouve dans le montage qui rappelle celui de Pulp Fiction. Seule l'histoire de Bruce Willis est chronologique, les autres sont à l'envers. Mais le passage de l'une à l'autre se fait sans aucun problème de compréhension et on remet le puzzle sans difficulté. Il faudrait cependant que je me procure la bd pour me faire une opinion plus objective sur le film.
Le casting ferait rêver bons nombres de réalisateurs et producteurs : Bruce Willis (sobre dans son jeu mais juste), Mickey Rourke (Etonnant), Benicio Del Toro, le petit Frodon sans son anneau magique, Clive Owen... Quant aux femmes, elles sont sublimes : Jessica Alba, Rosario Dawson, Maria Bello, la belle asiatique de 2 fast 2 furious...Elles sont certes beaucoup moins frileuses que les hommes tout au long du film mais tout aussi mortelles envers leurs ennemis. Elles sont en shorts ras du cul alors que les mecs sont habillés pour une expédition au pôle nord. Alors si votre copine dit qu'elle a froid en nuisette, c'est une menteuse. Elles sont belles et dangereuses tout en ayant un côté très séduisant et envoûtant.
Les différents héros se rejoignent sur un point : ils sont tous prêts à mourir pour une femme et ont un désir de vengeance. Le tueur cannibale est un peu en porte à faux avec le reste du film car la cruauté dont il fait preuve est purement gratuite. Il a une mort à son image qui ne manque pas de sel. Peut-être aurait-il mieux fallu changer ces scènes pour qu'elles soient moins dérangeantes tout en restant sanglantes ?
Les bad guys de l'histoire renvoient certainement au point de vue de l'auteur de la bd dont l'adaptation est très fidèle si j'en crois la presse spécialisée : le chef de la religion en clef de voûte de l'histoire de Marv et le politicien véreux à celle de Willis ou encore la police et la mafia mises dans le même panier pour celle de Dwigth. Tous pourris en fait. Voilà le monde de Franck Miller ? Quand je vous disais que Sin City est une ville charmante...
Interdit aux moins de 12 ans
En sélection officielle au Festival de Cannes 2005
C'est l'adaptation du comic-book culte de Frank Miller
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